La pêche à la morue, un poisson qui devient rare !
L’hiver, il s’agit sans aucun doute de notre poisson préféré dans le nord, tant par le combat que par sa qualité gustative. Hélas, malgré les quotas imposés de plus en plus strictes, ce poisson est en voie de disparition. Il serait temps de réagir plus que rapidement…
Pour nous les pêcheurs amateurs à la ligne en bord de mer, c’est devenu presque miraculeux de réaliser une pêche de morues. Les spécimens qui, il y a encore 20 ans atteignaient facilement les 3 kilos du bord, sont aujourd’hui inespérés.
De nos jours, un poisson de cette espèce dépassant le kilo est considéré comme une “belle prise” ! Nous courrons à la catastrophe. Les quelques morues attrapées lors de mes dernières sessions me laissent sceptique quant aux possibilités de mes futurs enfants à en attraper à leur tour un jour.
Il semblerait que le Bar soit depuis quelques années le poisson qui remplacera la morues ces prochaines années, un poisson qui il y a 25 ans se faisait rare d’après d’anciens pêcheurs retraités. Un petit merci à la ferme aquacole ainsi qu’a la centrale nucléaire de Gravelines qui constituent un vivier pour ce poisson.
Revenons sur ce fameux poisson qui est la morue.
Elle aime la profondeur et les zones encombrées comme les épaves ou les enrochements artificiels ou naturels. Friande de vers de côtes frais, il ne faut pas lésiner sur les bouchées présentées. La fraicheur de l’appât est également une composante essentielle.
Pour ce faire j’utilise un montage 2 ou 3 longues empiles en amnésia 9.1 kg d’un mètre environ, munies d’hameçons longues tiges forts de fer n°1/0. Il faut s’efforcer de pêcher à proximité des enrochements, quitte à y laisser des plumes en cassant de temps en temps. La morue rode autour des enrochements, elle s’y nourrit de crabes, crevettes, petits poissons et vers marins.
Les sensations procurées par ce poisson sont fortes ! A mon sens, la morue livre un plus beau combat que le bar à taille égale. Hélas, il est très difficile de pouvoir remettre à l’eau les juvéniles qui engamment souvent très profond, et avec de tels hameçons les blessures ne pardonnent pas.

